Yspahan, deuxième essai

Posté le 04.05.2008

Il y a presque un an, je vous ai déjà parlé d'Yspahan, avec une impression mitigée et l'envie de refaire une partie pour approfondir. C'est enfin chose faite et, surtout, avec un bon connaisseur du jeu (merci Laurent), capable d'expliquer les mécanismes que nous avions peu exploités lors de notre première partie, essentiellement la caravane.

Contrairement à ma conclusion première, la caravane peut rapporter beaucoup de points, à condition de ne pas s'y retrouver seul. En fait, je me suis rendu compte que j'avais considéré Yspahan essentiellement comme un jeu de majorité, ce qui n'est pas juste. Au lieu de chercher à tout prix à prendre possession de quartiers, on peut placer des pions dans des souks juste pour avoir de quoi envoyer à la caravane ultérieurement. Non seulement cela rapporte-t-il des points, mais, si l'on a construit le caravansérail, on gagne encore une carte à chaque marchandise qui va à la caravane. Il est tout à fait possible de gagner une partie d'Yspahan sans posséder de quartiers.

Bien sûr, envoyer des marchandises à la caravane présuppose de déplacer l'intendant. Or, il me semble que je m'étais trompé à la première lecture des règles, car il y a un point un peu traître: dans tous les cas de figure, lorsque l'on sélectionne un groupe de dés, on utilise comme valeur le nombre de dés dans le groupe. Dans le cas de l'intendant, toutefois, sa capacité de mouvement est la valeur du dé. Cela fait toute la différence, car l'intendant devient soudainement beaucoup plus mobile. Dans la première partie, nous avions eu, du coup, l'impression qu'il fallait toujours payer pour obtenir des mouvements intéressants (1 pièce d'or pour une case en plus), ce qui rendait l'utilisation de l'intendant extrêmement onéreuse.

Ces points corrigés et éclaircis, j'ai découvert un jeu très différent et je m'explique mieux les excellentes critiques qu'il a reçues. Yspahan est un très bon jeu, plein de finesse.