Vinci

Posté le 11.12.2006

Hier (dimanche 10 décembre 2006), a eu lieu la troisième journée de jeux que j'organise dans la salle commune de mon immeuble. La formule, qui va désormais être pérennisée, est jeux de 13:00 à 20:00, puis repas convivial, en l'occurrrence une fondue, hiver oblige.

Ces journées sont l'occasion de faire plusieurs parties ou de sortir des jeux un peu plus gros. Pour ma part, j'ai ouvert les feux avec un Vinci, auquel je n'avais plus joué depuis plusieurs années (ce n'est hélas pas le seul). A l'instar de Britannia, chaque joueur dans une partie de Vinci va jouer plusieurs civilisations au fil des tours. La ressemblance s'arrête là.

Dans Vinci, les peuples que l'on joue n'ont aucune connotation historique et la carte de l'Europe sur laquelle se déroule le jeu représente une interprétation très libre de la géographie du continent. Un peuple est défini en tirant au hasard deux caractéristiques, qui vont lui donner des avantages. Par exemple, un peuple agricole va gagner plus de points en conquérant des terres fertiles, un peuple milicien gagne des bonus en défense, etc. Les deux pions sur lesquels se trouvent les caractéristiques indiquent aussi de combien d'armées le peuple dispose. Selon les combinaisons, cela peut aller de 0 à 13 (si je ne m'abuse), chiffre auquel s'ajoute un contingent de base, qui dépend du nombre de joueurs.

L'heureux propriétaire du peuple va alors essayer de conquérir un maximum de terrain avec ses armées (chaque province conquise rapporte 1 point par tour), en essayant de viser certaines provinces spécifiques selon les caractéristiques de son peuple (par exemple, les terres fertiles pour les agriculteurs) pour obtenir des bonus. Comme il faut laisser une armée dans chaque province que l'on veut conserver de tour en tour et que l'on ne reçoit pas de renforts, la capacité d'expansion d'un peuple est forcément limitée (ce d'autant plus qu'il va encore se faire rentrer dans le lard par ses gentils voisins).

Lorsque l'expansion ne semble plus possible, l'heure du déclin a sonné. A tout moment, lorsque les perspectives de gain ne sont plus favorables, on peut abandonner le peuple que l'on joue. Il entre en déclin et végète sur la carte jusqu'à son élimination complète. On choisit un nouveau peuple et c'est reparti. Le seul inconvénient est que l'on perd un tour dans la bagarre, il faut donc bien choisir quand on décline. C'est tout le sel du jeu.

Vinci est vraiment un très grand jeu. Ses règles sont simples, ses mécanismes élémentaires et sa stratégie subtile. L'absence de hasard est totale. Et les combinaisons de caractéristiques sont parfois très amusantes. Nous n'avons pas eu droit aux barbares renaissants, mais les montagnards galériens se sont avérés redoutables.