Splendor

Posté le 16.06.2014

Splendor est le jeu qui fait du buzz en ce moment, tout d'abord à cause des bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau. En effet, ce jeu est le premier édité par Space Cobwoys, une équipe formée d'un certain nombre de personnalités connues du monde ludique francophone. Cerise sur le gâteau, voilà Splendor nominé pour le Spiel des Jahres 2014.

Or donc, Splendor est-il si bien que cela? Je suis mitigé.

Le but du jeu est de recueillir des pierres précieuses, de cinq couleurs différentes. Ces pierres rapportent de 0 à 5 points de victoire, selon leur qualité. Evidemment, plus elles sont valables, plus elles coûtent cher à l'achat. Toutefois, chaque pierre est utile, puisque les pierres déjà acquises comptent pour en acheter d'autres. On paye donc de moins en moins au cours de la partie, voire parfois rien du tout.

Quand les pierres acquises ne suffisent pas, on complète le prix d'achat avec des jetons, que l'on aura piochés préalablement. Ainsi, à son tour de jeu, un joueur à trois choix: soit il prend 3 jetons de couleurs différentes (ou 2 de la même), soit il achète une pierre (parmi celles présentes sur la table ou en réserve dans sa main), soit il prend une carte de la table, qu'il met en réserve dans sa main. Dans ce dernier cas, il reçoit en plus un joker (un jeton qui vaut pour toutes les couleurs), s'il n'y a pas pénurie.

Les pierres collectées permettent aussi d'atteindre des objectifs, qui rapportent 3 points de victoire par objectif. Dès qu'un joueur atteint 15 points, on termine le tour de table et le joueur avec le plus de points a gagné.

Sur le fond, Splendor n'est pas follement original. Il utilise toutefois des mécaniques intéressantes, notamment les pénuries sur les jetons, qui peuvent permettre de bloquer les autres joueurs. De même, l'idée de prendre les cartes en réserve pour les payer plus tard fluidifie fortement la partie. Splendor est donc un jeu qui n'est pas dépourvu de mérites, mais que je n'ai trouvé quand même pas très excitant. En fait, le constat est même pire si l'on repense aux bonnes fées susmentionnées, car on est en droit de s'attendre à bien mieux d'une telle dream team.