Sankt Petersburg

Posté le 18.02.2006

J'attendais depuis longtemps l'occasion de refaire une partie de Sankt Petersburg. J'en avais fait une première durant le week-end de l'Ascension 2005, et plus rien depuis. Comme la première m'avait beaucoup plu, j'étais impatient de récidiver. Ce fut donc chose faite vendredi dernier, lors de ma traditionnelle soirée de jeu mensuelle (pas moyen, hélas, de tenir un rythme plus soutenu).

Dans Sankt Petersburg, il s'agit de bâtir la ville éponyme. Pour cela, il va falloir des artisans (qui ramènent de l'argent), des bâtiments (qui ramènent du prestige, ce dernier faisant gagner la partie) et des aristocrates (qui ramènent plutôt de l'argent en cours de partie et potentiellement beacoup de prestige à la fin). Ces trois types de cartes représentent autant de phases de chaque tour de jeu. Vient encore une quatrième phase, où l'on se dispute des cartes d'amélioration, qui viennent remplacer des cartes des trois catégories susmentionnées, généralement pour le meilleur.

Ce qui fait toute la tension de Sankt Petersburg, comme tous les jeux de gestion, est que l'on a jamais assez d'argent pour faire tout ce que l'on veut, mais avec une tournure encore un peu plus vicieuse: il y a quatre phases d'achat, mais il n'y en a que deux pendant lesquelles on gagne de l'argent: la phase des artisans (quasiment unique rentrée d'argent au début du jeu) et celle des aristocrates (avec peut-être un modeste pécule pendant la phase des bâtiments). Il faut donc très bien gérer son argent, car la tentation de tout griller dès la phase suivante est grande.

Le piège est particulièrement traître avec la phase des améliorations. On vient de toucher l'argent des aristocrates et il y a, selon les cas, plein de cartes d'amélioration à acheter. Vous vous lâchez en pensant que, de toute façon, il y a ensuite le tour des artisans, avec de bonnes rentrées d'argent. Mais il ne faut pas oublier que l'achat des artisans va venir avant les revenus. Et se priver de chances d'acheter des artisans revient à peiner toute la partie faute d'une base de revenus stable.

Même si je me suis de nouveau fait ridiculiser, je reste un grand fan de ce jeu.