Richard Coeur de Lion

Posté le 24.09.2011

Richard Coeur de Lion correspond, en français, à la réédition de Löwenherz, avec des règles modifiées. Pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout, Löwenherz descend un peu du Go: on commence sur un terrain totalement ouvert, avec trois chevaliers et forteresses chacun. Il s'agit alors de créer des territoires autour des ces forteresses en les délimitant avec des remparts. Seuls les territoires clos valent des points. Selon la force respective des chevaliers de chaque bord, il est possible d'envahir un territoire voisin. On peut aussi ajouter des chevaliers en cours de partie et il existe même quelques opportunités de trahison (un chevalier passant d'un camp à l'autre) et d'alliances (pas d'invasions entre deux territoires voisins).

Toutes ces actions sont gérées par le biais de carte. Chaque joueur en dispose de 3 en début de partie. A son tour, soit on joue une carte (en payant un certain coût), soit on en jette une pour récupérer de l'argent (la somme étant généralement inférieure au coût). Les cartes vendues ne vont pas à la défausse, mais restent face ouvertes et peuvent être récupérées par un autre joueur. A la fin de son tour, on complète sa main à 3 cartes, soit en piochant au hasard dans le talon, soit en prenant une des cartes exposées (sauf celle que l'on vient de vendre, le cas échéant).

Ceux qui connaissent la première édition auront répéré les différence principales: plus de phase d'enchère en début de tour et les cartes spéciales sont devenues des actions comme les autres (il n'y a plus de cartes valant une certaine somme de doublons, à la place on vend des cartes). Une autre grosse différence se situe au niveau des scores: les territoires ne comptent plus selon leur taille, mais en fonction du nombre de forêts qu'ils contiennent, selon un barème linéaire. Chaque village rapporte 3 points supplémentaires. Les mines ne rapportent plus de points, mais chaque mine différente (il en existe 4 types) rapporte un ducat un début de tour.

J'avais entendu pas mal de médisances au sujet de cette seconde édition et j'étais donc méfiant. Je n'aurais pas dû, le jeu s'en trouve globalement plus simple et plus fluide. J'ai pris beaucoup de plaisir à y jouer. On y perd quelque peu en tension, mais le jeu en devient plus abordable, sans perdre de profondeur stratégique pour autant. Une vraie réussite.