Olympos

Posté le 12.10.2011

Olympos est la dernière création en date de Philippe Keyaerts, auteur entre autre de

Vinci et de son successeur, <link />Small World. Il s'agit d'un jeu de développement, où chaque joueur va devoir établir la civilisation la plus brillante sur la Grèce et Atlantis. Il y a plusieurs manières de parvenir à la suprématie: faire des découvertes (telles que navigation, médecine, stratégie, etc.), bâtir des merveilles ou conquérir des territoires. Avoir la faveur des dieux apporte quelques avantages, même s'ils ne sont pas déterminants. A l'instar de <link />Jenseits von Theben, chaque action d'Olympos prend un certain temps, décompté sur la piste qui court autour du plateau. A son tour, un joueur effectue l'action qu'il souhaite faire jusqu'au bout, puis avance son marqueur d'autant de cases. Le joueur suivant est celui qui se trouve le plus en arrière dans le temps. Il est ainsi possible de jouer plusieurs fois de suite, en choisissant bien ses actions. Pour pouvoir faire des découvertes, il faut diverses ressources (grain, pierre, bois et or) que l'on obtient en occupant des territoires qui les produisent. Le premier type d'action dans <i>Olympos</i> est donc de déplacer un pion sur le plateau et d'occuper un terrain, même déjà occupé (la victoire est automatique, cela prend simplement plus de temps). Ceci n'est pas trivial, car on ne dispose que d'un nombre très limité de colons. L'autre type d'action est la réalisation de découvertes et de merveilles. Le jeu compte de nombreuses autres subtilités. Par exemple, à intervalles réguliers le long de la piste du temps, sont disposées des cartes de destin. Elles représentent l'intervention d'un dieu et sont déclenchées par le passage du premier joueur (et du dernier, quand il y en a deux). L'effet peut être un avantage (seulement pour les favoris des dieux) ou des désavantages (pour les moins bénis). Il y a encore des cartes Olympos, qui donnent divers avantages, des jetons sabliers qui permettent de réduire la durée de sa prochaine action, etc. J'ai beaucoup aimé <i>Olympos</i>, même si j'ai été un peu dérouté à ma première (et unique, jusque là) partie: les possibilités sont vastes et il n'est pas facile de choisir une approche au début. De plus, je m'en suis rapidement tenu à une certaine stratégie, ce qui est une erreur. Les choses bougent vite dans <i>Olympos</i>. On se trouve face à un jeu plutôt tactique que stratégique, au cours duquel il faut donc être capable de revoir ses choix. C'est cette ouverture dans le jeu qui m'a plu et m'a donné un sacré goût de reviens-y.