Nuns on the run

Posté le 27.09.2010

Pour rester dans un sujet monastique, mais avec un traitement radicalement différent ;-) , Nuns on the run est un charmant délire, un Scotland Yard déjanté dans un couvent.

Chaque joueur incarne une novice, qui va nuitamment quitter sa cellule pour aller chaparder quelque chose dans le couvent. Chacun a un objectif secret, un objet se trouvant dans une certaine pièce du bâtiment. Il faut alors aller chercher une clé, se rendre au bon endroit pour prendre l'objet convoité et revenir à sa cellule, le tout sans se faire voir par les pionnes. En effet, l'abbesse et la prieure veillent au grain. Ces dernières sont également incarnées par un ou deux joueurs.

A son tour, chaque novice programme son mouvement en secret. Une novice peut choisir de rester sur place, se faufiler discrètement, marcher ou courir. Evidemment, plus on va vite, plus on fait de bruit, plus on a donc de risques de se faire repérer. Le truc est que chaque type de déplacement donne droit à un mouvement variable. L'abbesse et la prieure peuvent donc savoir si une novice se déplace plus ou moins vite, mais pas exactement de combien de cases elle se déplace (le lieu d'arrivée de chaque mouvement est noté en cachette sur un bout de papier). A la fin du mouvement des novices, on contrôle si les pionnes ont entendu quelque chose. C'est ensuite leur tour de se déplacer. Elles peuvent marcher ou courir. Si elles courant, elles vont plus vite, mais ne peuvent par contre rien entendre. Bien sûr, elles peuvent aussi voir, si une novice se trouve soudain dans leur ligne de mire.

Quand une novice est repérée, les pionnes vont tenter de se retrouver sur la même case, pour coincer l'impertinente. Une novice qui se fait attraper doit retourner dans sa cellule par le chemin le plus court. Bien sûr, dès que les pionnes ont le dos tourné, elle peut reprendre sa quête.

Il y a quelques finesses supplémentaires, mais l'essentiel y est. Nuns on the run est un jeu bien amusant, on se prend très vite à l'ambiance et on stresse réellement lorsqu'une des pionnes passe devant le placard à balais dans lequel sa novice est planquée.