Mykerinos

Posté le 17.06.2006

Après une partie de Caylus, je m'étais empressé de commander cet excellent jeu et j'avais acheté, par la même occasion, Mykerinos, paru lui aussi chez le jeune éditeur français Ystari Games et tout aussi auréolé de critiques positives que Calyus.

J'étais donc passablement impatient d'en faire une partie, d'autant plus que la lecture des règles m'avait mis l'eau à la bouche. C'est maintenant chose faite et je peux rejoindre le coeur de ceux qui chantent les louanges de Mykerinos. N'y allons pas par quatre chemins, c'est un excellent jeu, tout aussi rôdé et peaufiné que Caylus, chapeau Ystari Games!

Comme de nombreux jeux, Mykerinos ne possède pas réellement de mécanismes originaux, mais une savante combinaisons d'éléments connus, réunis pour un grand plaisir ludique. En premier lieu, Mykerinos est un jeu de majorité: on pose des petits cubes en bois dans des zones et celui qui en a le plus au moment du décompte remporte la zone. Mais les cubes ne sont pas placés en vrac et voilà que Mykerinos se double d'un jeu de blocage.

Remporter une zone permet de gagner des cartes, qui à leur tour permettent d'effectuer des actions spéciales, pour diversifier un peu le jeu. Mais ces cartes se collectionnent et nous voilà avec une couche de jeu des familles en plus. Remporte une zone permet aussi de placer des cubes au musée, où il vaut mieux occuper les meilleures positions afin de valoriser ses familles. Il y a donc deux fronts sur lesquels il faut se battre et une dimension supplémentaire de jeu de placement. Disons encore que le décompte final implique des multiplications (comme Oase), ce qui peut mener à des effets de levier important et à un renversement total des scores.

Le plus fort, c'est que tout cela s'imbrique très bien, la partie est fluide et, pour une fois, respecte la durée indiquée par le fabriquant (soit 1 heure à 4 joueurs). Ne lésinons pas sur les mots, Mykerinos est une perle rare.