Memoir 44

Posté le 13.02.2006

Loin de me limiter aux nouveautés, j'ai envie de parler, dans ce blog, de tous les jeux auxquels je joue, mais au fur et à mesure que j'y joue ou rejoue. L'espoir, bien sûr, est qu'un jour tous mes jeux y figurent, mais y a du boulot!

Voici donc, Memoir 44, dont ma première partie remonter à quelques mois déjà. Hier, j'ai enfin eu l'occasion de récidiver, avec un voisin (en l'occurrence, mon voisin de balcon), qui a bien mordu, ce qui promet des parties plus fréquentes. En fait, je lui ai prêté le jeu et il a maintenant fait plus de parties que moi, ce qui me frustre un peu.

Nous avons joué le second scénario des règles de base, "Sainte Mère-Eglise". Le gros avantage de Memoir 44 est que, les parties étant courtes, on n'est pas obligé de se limiter à des batailles équilibrées. Il suffit (et c'est recommandé par l'auteur) de faire deux parties d'affilée en échangeant les positions, puis de faire le total des points sur les deux parties pour déterminer le vainqueur. C'est vraiment très agréable.

Or donc, dans ce scénario, les Américains sont en position de force, reflétant leur parachutage très réussi. J'ai commencé par jouer justement avec les Yankees et j'ai assez logiquement gagné 4-2. J'ai ensuite pris les Allemands et j'ai eu le plaisir de gagner aussi, 4-3. Il y a bien sûr une part de bol dans Memoir 44, plus que dans d'autres wargames plus complexes (quoiqu'on ait déjà vu des bouseux polonais dégommer des Waffen SS avec une facilité déconcertante dans Squad Leader; le coupable se reconnaîtra). Néanmoins, l'action victorieuse a été due à une longue planification, qui a commencé lorsque j'ai pioché la carte "Infiltration" (cliquez sur l'image ci-dessous pour agrandir).

Mon adversaire avait une unité réduite à sa plus simple expression (un seul homme). Une cible bien tentante, mais qui avait opéré une retraite prudente. Je n'avais pas les moyens d'aller la chercher de manière normale, mais cette carte "Infiltration" m'offrait la bonne occasion. Encore fallait-il avoir une unité en pas trop mauvais état pour faire ce coup, histoire qu'elle tienne pendant la phase d'approche. Il fallut donc une succession de "Médecins et Mécaniciens" (pour retaper une unité candidate à l'acte héroïque), une "Attaque frontale" (qui a permis de faire bouger pas mal de monde et de noyer le poisson), pour enfin pouvoir effectuer l'"Infiltration" victorieuse. Un peu de bol, donc, mais aussi de la planification.

C'est toute la force de Memoir 44 et pas la moindre de ses qualités.