Les Chevaliers de la Table Ronde

Posté le 24.04.2006

Voici un jeu que j'avais acheté il y a un bon moment, mais qui était resté orphelin (ou vierge?) jusqu'à vendredi passé. J'attendais en effet l'occasion d'être un gros groupe de joueurs pour le déballer, même s'il peut très bien se jouer à 4 ou 5. Ce coup-ci, je n'avais plus d'excuse: nous fûmes 8. Heureusement que j'avais obtenu Sire Bedivere (l'intermittent de la Table Ronde) via le magazine Jeu Sur un Plateau. J'avais également consulté les forums pour voir s'il y avait des conseils pour jouer à 8, le jeu étant théoriquement limité à 7. Et il y en avait.

Nous nous sommes donc lancés dans l'aventure, sachant qu'il y avait forcément un félon parmi nous, puisqu'il n'y a que 8 cartes d'allégeance. Le début fut un peu douloureux. Les Chevaliers de la Table Ronde n'est pas un jeu compliqué, mais il est assez fouilli, et expliquer de telles règles à 7 personnes qui posent des questions en même temps est relativement éprouvant. Ayant commencé les explications vers 21h, nous arrivions au bout du premier tour vers 22h. Je craignais le pire: nous allions finir à point d'heure.

Et puis, les gens ont commencé à prendre le pli: à chaque tour, d'abord la progression du mal, puis l'action du chevalier. Les diverses quêtes à accomplir ont commencé à se corser, au fur et à mesure que des cartes du mal les occupait. La tension montant, la partie a pris son rythme et fut expédiée en 1 heure, comme annoncé dans les règles.

Nous nous sommes aperçus que le mal progressait très vite, avant de comprendre à exploiter l'alternative: au lieu de piocher une carte, un chevalier peut sacrifier un point de bravoure. Et avec 8 chevaliers ayant chacun 1 point de bravoure, ça fait pas mal de sacrifices possibles. Quand nous avons compris cela, nous avons pu commencer à renverser la tendance, mais la partie semblait quand même bien mal engagée. La quête de Lancelot avait été perdue presque dès le début, celle d'Excalibur peu après. Le Chevalier Noir ne nous ménageait pas, le Graal n'en finissait de nous glisser entre les mains et les engins de siège s'accumulaient lentement mais sûrement devant les portes de Camelot. C'est dans cette humeur sombre que le félon décida de se révéler pour nous porter le coup fatal.

Et c'est alors, de manière franchement incroyable, qu'il nous apparut que nous pouvions remporter la partie en quelques coups à peine. Quelques petits derniers sacrifices et le Graal était enfin entre nos mains, puis ce fut au tour du Dragon de succomber face aux braves chevaliers de la Table Ronde. In extremis, le bien gagna 7 à 5 contre le mal. Heureusement que le félon s'était révélé, car sinon, ils nous auraient coûté 2 épées et le score aurait été inversé.

J'ai préféré décrire la partie plutôt que les règles, pour essayer de faire passer l'état de tension et d'excitation qui peut régner. Les Chevaliers de la Table Ronde est un jeu très prenant. Il faut maîtriser une certaine confusion lors de la première partie et s'habituer au pouvoir spécial de chaque chevalier, afin de mieux l'exploiter, mais c'est un investissement minimal et qui en vaut bien la peine.

La prochaine partie est déjà agendée :-).