La Gloire de Rome

Posté le 11.06.2012

Dimanche, je me suis fait une journée Chudyk: une partie de La Gloire de Rome et deux parties d'Innovation. Je suis nettement plus convaincu par le premier que par le second, deux jeux dont la filiation est évidente, tout en étant fort différents au final.

Dans La Gloire de Rome, les cartes remplissent aussi plusieurs fonctions, à l'instar de Race for the Galaxy: rôle à jouer (c'est-à-dire action pour un tour), matériau de construction, bâtiment à construire. Le but des joueurs est de reconstruire Rome. Chacun va s'efforcer de réaliser autant de bâtiments que possible. Cela va faire le gros des points de victoire. Accessoirement, chaque type de bâtiment possède un pouvoir spécial, certains se combinant pour arriver à des effets assez décoiffants.

A chaque tour, le premier joueur choisit, parmi ses cartes, un rôle qu'il veut jouer (il y a des jokers). Les autres joueurs doivent choisir de suivre, en jouant une carte du même rôle, ou de passer, auxquels cas ils peuvent piocher. Si c'est le premier joueur qui veut piocher, il passe tout de suite, pioche et le tour est terminé.

On réalise ensuite l'action correspondant au rôle. Il serait aussi fastidieux qu'inutile de détailler ici tous ces rôles. Ce qu'il est intéressant de souligner est que l'on peut, au cours du jeu, garder comme "client" certaines cartes de rôles. Ces cartes vont compter à chaque fois que le même rôle est joué, même si l'on a passé. Considérons, par exemple, que le premier joueur choisit l'architecte. Un autre joueur avec un client architecte qui choisit de suivre pourra réaliser deux actions d'architecte. S'il passe, il pourra quand même réaliser une action d'architecte (en plus de piocher). Ce mécanisme est très puissant, c'est un des piliers du jeu.

Pour réaliser un bâtiment, il faut d'abord le poser sur des fondations, puis y ajouter les matériaux nécessaires. Les bâtiments sont plus ou moins luxueux. Sans surprise, plus le bâtiment rapporte de points de victoires (et plus son pouvoir est intéressant), plus son coût est élevé.

Il est encore possible de gagner des points de victoire en vendant des matériaux. Ceux-ci ne sont pas utilisés pour construire, mais s'accumulent dans la chambre forte du joueur. Plus le matériau est noble, plus il rapporte. Il y a d'autres subtilités, mais je vous les passe. Le jeu se termine lorsque toutes les fondations sont construites (pour faire simple), avec la possiblité d'une fin prématurée sur certaines conditions.

La Gloire de Rome est un jeu assez déroutant de prime abord, car ses mécanismes sont tout à fait originaux. J'ai dû lire les règles deux fois pour être sûr d'avoir bien compris, et j'ai été un peu perdu à ma première partie. J'ai beaucoup apprécié, c'est un jeu original et intéressant. La Gloire de Rome est paru avant Innovation et je préfère clairement l'ancêtre, beaucoup plus maîtrisable.