Hermagor

Posté le 10.10.2010

J'ai un peu de retard dans mes chroniques, cela fait déjà quelques semaines que j'ai eu l'occasion de faire une partie d'Hermagor, lors d'une soirée Joca. Ca me tentait pas mal, car j'en avais entendu plutôt du bien.

Le thème d'Hermagor ne pèse pas bien lourd: chaque joueur incarne un marchand qui va acheter des produits aux enchères puis aller les vendre dans les différentes villes du royaume. Les produits demandés varient selon les villes, impossible d'y vendre ce qu'elles ne veulent pas. Le royaume est partagé en deux par une route principale, en trois régions par un fleuve et son affluent, puis encore en un certain nombre de provinces. Tous ces découpages ont de l'importance, car il s'agira d'avoir des bons placements (majorité ou pas trop mauvaise minorité) dans tous ces endroits.

Les enchères se déroulent au moyen d'une grille sur laquelle sont placées un certain nombre de tuiles. Certaines représentent une marchandise, d'autres deux, d'autres encore différents avantages. Pour enchérir, on se place sur des intersections ou sur des arêtes de cette grille. Sur un coin, on touche plus de tuiles, mais l'influence est moindre que sur une arête. A l'extrême, on peut aussi se poser directement sur une tuile. Quand chacun a placé, à tour des rôle, ses 5 pions, on attribue les tuiles à ceux qui ont réussi à y mettre le plus d'influence. Cette phase d'enchère est passablement calculatoire, car il faut aussi garder une idée claire des villes que l'on veut visiter dans la deuxième phase et, donc, des marchandises dont on va avoir besoin.

Une fois que chacun a fait ses emplettes, on passe à la vente. Les marchands vont parcourir le plateau, selon la problématique du voyageur de commerce: visiter autant de villes que possible, en essayant d'éviter de passer plusieurs fois par la même, car cela n'amène rien de plus. Vendre des matières dans une ville permet d'y placer un marqueur, ce qui va compter pour les majorités/minorités mentionnées ci-dessus. Cela ramène aussi de l'argent, une fois soustrait le coût des déplacements (taxes). Lorsque l'on a réussi à placer un marqueur dans chacune des villes entourant une région, on peut obtenir une usine d'une des matières produites dans cette région, ce qui va rapporter des points en fin de partie.

Le jeu ne dure que quatre tours, ce qui paraît court au début, mais bien suffisant à la fin. Il y a en effet bien assez à faire et bien assez de paramètres à prendre en compte. Par contre, il est critique de ne pas se rater un seul tour, sous peine d'être largué immédiatement.

Hermagor est un assez bon jeu, pas mal prise de tête. Il y a beaucoup de manières de marquer des points et on est donc toujours en train de veiller aux différents "fronts". J'ai bien aimé, mais j'ai quand même trouvé Hermagor un peu trop froid et calculatrice. Je ne serais pas contre y rejouer occasionnellement, mais je ne l'ajouterai certainement pas à ma ludothèque.