Dominare

Posté le 01.06.2015

Sur le fond, Dominare est un jeu de majorité. Chaque joueur va tenter d’étendre son influence sur les différents quartiers de Tempest, une Venise imaginaire, afin d’en devenir le maître.

Chacun est ainsi à la tête d’une conspiration, dont les agents sont révélés au fur et à mesure des sept tours que dure le jeu. Les agents oeuvrent au sein de différentes guildes de la ville (marchands, politiciens, etc.) et possèdent chacun des pouvoirs variés, plus ou moins importants. Plus l’agent est puissant, plus il rend la conspiration visible, ce qui n’est pas vraiment souhaitable. En effet, certains événements affectent plus lourdement la conspiration la moins discrète.

Ce sont également les agents qui servent à placer des points d’influence dans les divers quartiers de la ville. Ces derniers ont aussi des pouvoirs, qu’un joueur peut utiliser dès qu’il possède la majorité dans un quartier donné. L’influence dans les quartiers est l’élément central du jeu. Certains lieux rapportent directement des points de victoire, ainsi que les quartiers dans leur globalité. Cela va constituer l’essentiel des points collectés par les joueurs. Auxquels viendront se soustraire des pénalités pour les conspirations les plus exposées.

Là où Dominare n’est pas un jeu de majorité classique du tout est qu’il existe des agents particulièrement puissants dont l’apparition, au dernier tour, éventuellement à l’avant-dernier, peut changer complètement l’état du jeu en renversant, par exemple, des quartiers entiers. Dominare est donc un jeu tactique plus que stratégique, avec des opportunités à saisir au bon moment. C’est un aspect frustrant sur un jeu qui dure quand même relativement longtemps (2 à 4 heures, selon le nombre de joueurs). Ceux qui me connaissent, savent que je suis plutôt irrité par ce genre de choses. Pourtant, Dominare m’a bien plu. Sans doute car ce risque de retournement colle tellement bien au thème. La conspiration implique d’avancer masqué et donc, potentiellement, de se faire surprendre par les autres comploteurs. On ne joue pas cartes sur table!

Et encore, je n’ai fait qu’une partie à deux jusqu’à maintenant. La bonne nouvelle est que le jeu tient la route à deux, la crainte est que le chaos devienne trop important à plus de joueurs. D’un autre côté, un agent puissant aura moins d’impact global quand les influences sont réparties entre plus de conspirations. En tout cas, je suis impatient d’essayer à nouveau, Dominare a un bon goût de reviens-y.