Cyclades

Posté le 01.11.2009

Tout comme il y a la rentrée littéraire, le jeu connaît sa rentrée ludique, avec le salon du jeu d'Essen. Cyclades fait partie de ces nouveautés. Il fait aussi partie d'une production francophone de plus en plus active, puisqu'il s'agit d'un jeu de Ludovic Maublanc et Bruno Cathala, le duo qui avait déjà produit Mr Jack.

Comme son nom l'indique effectivement, Cyclades se déroule dans l'archipel éponyme. Chaque joueur incarne une faction dont le but est de posséder deux métropoles. Pour construire une métropole, il faut soit réunir quatre bâtiments de type différent (temple, université, port et forteresse), soit quatre philosophes. On peut aussi piquer la métropole d'un autre joueur, car Cyclades comporte un aspect de conquête.

A chaque tour, les joueurs vont faire des offrandes aux différents dieux (Zeus, Ares, Poseidon et Athena). Celui qui fait l'offrande la plus élevée remporte les faveurs de ce dieu. Il y a encore Appollon, auquel on ne fait pas d'offrandes, mais qui accepte tout le monde, par contre. Les dieux permettent d'effectuer différentes actions. Zeus permet d'avoir des prêtres (qui réduisent le coût des offrandes) et de construire des temples. Ares, on s'en doute, permet d'ajouter des soldats, de les faire agir et de construire des forteresses. Poseidon, pareil pour les bateaux et les ports. Athena, quant à elle, fournit des philosophes et des universités. Appollon permet simplement de gagner une pièce d'or, sauf pour le premier joueur à s'y placer: celui-ci gagne une corne d'abondance, qui augmente son revenu de 1 pièce d'or par tour, ce qui est loin d'être un pis-aller.

L'ordre des dieux varie à chaque tour, ce qui peut changer pas mal de choix des actions. Les joueurs peuvent également invoquer des monstres mythologiques, qui ont des effets plus ou moins brutaux sur le jeu.

En ce qui concerne les combats, ils se résolvent à coup de dés, ce qui pourra rebuter les allergiques au hasard (et il est vrai que ça me rappelle quelques mauvais souvenirs d'Armada). On additione le nombre de troupes (soldats ou bateaux, selon le type de combat) de chacun, plus le lancer d'un dé. Le perdant retire une troupe. En cas d'égalité, les deux parties retirent une troupe. Ensuite, chacun peut choisir de se retirer, sinon le combat continue, de la même manière, jusqu'à épuisement des troupes d'un côté. Les combats sont donc passablement coûteux, surtout si l'on veut se prémunir un tant soit peu des effets de hasard.

Est-ce parce que nous découvrions tous le jeu, mais le fait est que nous avons été peu agressifs lors de cette première partie. Je peux imaginer que, en connaissant mieux le jeu, on se lâche un peu plus, surtout en exploitant mieux les monstres mythologiques.

Cyclades m'a fait très bonne impression. Il paraît un peu lourd au début, mais les règles sont, en fait, très logiques et fluides. Les tours de jeux sont rapides et s'enchaînent. Voilà un jeu qui m'a laissé un très bon goût de reviens-y. Je suis juste un peu méfiant de l'histoire des dés dans le combats, il y a un côté assez roulette.