Chinatown

Posté le 16.11.2008

A l'époque de sa première parution chez Alea, Chinatown m'avait laissé froid, en partie à cause de son graphisme austère. La réédition proposée par Filosofia est aux antipodes: le graphisme est léché, les illustration superbes. Quant au jeu lui-même, c'est un pur jeu de négociation.

Le jeu se joue en 6 tours. Au début de chaque tour, chaque joueur reçoit un lot de pions représentant des types de boutiques (restaurant, blanchisserie, antiquités, etc.) et d'autres représentant des immeubles au sein d'un pâté de maison. Pour gagner de l'argent (le plus riche gagne à la fin du jeu), un joueur doit pouvoir poser des pions de boutique similaires sur des immeubles contigus. Sauf hasard exceptionnel, on ne dispose donc pas des bonnes boutiques, ni des bons immeules, et il va falloir faire des échanges avec les autres joueurs. Quand les échanges sont terminés, chacun construit ce qu'il souhaite, avec boutiques et les immeubles dont il dispose. Quant à la monnaie d'échange, tout se négocie dans Chinatown: les pions boutiques, les pions immeubles, l'argent et les boutiques déjà construites.

Le seul reproche que l'on pourrait faire est que le dernier tour est très statique, l'avant-dernier un peu aussi. En effet, chacun sait très bien ce que l'autre peut gagner si tel ou tel échange se fait et les négociations deviennent quasiment impossibles, ce qui gâte la dynamique du jeu. Ceci dit, Chinatown est un jeu très sympathique, aux règles très simples, il faut juste aimer négocier comme des marchands de tapis.