Caylus

Posté le 28.05.2006

J'attendais avec impatience de faire une partie de Caylus, tant les critiques étaient flatteuses. Mais, un peu échaudé par Puerto Rico, je n'avais pas envie de l'acheter avant d'y avoir goûté. C'est maintenant chose faite: je l'ai essayé et je l'ai commandé illico.

Vous en déduirez donc que Caylus m'a plu. Il m'a même beaucoup plu. Pourtant, à la lecture des règles, ça m'a plutôt fait peur: 7 phases par tour de jeu aux mécanismes différents, une tripotée de bâtiments aux pouvoirs divers, ça sentait la prise de tête et l'effort de mémorisation intense. Etonnamment, il n'en est rien: tout s'enchaîne de manière très logique et les règles sont parfaitement huilées. Le plateau de jeu mérite une mention spéciale: tout y indiqué très clairement, par le biais de pictogrammes parfaitement explicites (les pions de bâtiments sont tout aussi bien marqués). Du coup, la mémoire n'est pas mise à rude épreuve comme je le craignais.

On peut donc se concentrer pleinement sur le jeu et Dieu sait qu'il y en a bien besoin, car Caylus est un de ces jeux offrant de nombreux choix, tous cornéliens, bien sûr. Il serait trop long d'énumérer ici tout ce qui m'a plus, mais il faut relever que Caylus est bourré de petites mécaniques astucieuses, toutes parfaitement intégrées à la logique du jeu. A voir après plusieurs parties, mais Caylus est bien parti pour rentrer dans mon panthéon du top of the pop des jeux de plateau.

Je ne peux aussi que souhaiter que toutes les parties seront aussi intenses que celle-ci. Le début a été un peu chaotique, car nous étions tous débutants. Puis, nous avons commencé à prendre le pli du jeu. J'ai fini par cavaler en tête de classement, assez confiant, pour me rendre compte, la fin approchant, que le second pouvait me dépasser en construisant le bâtiment le plus prestigieux de tous: la cathédrale. Les deux derniers tous furent alors une intense course contre la montre, moi essayant de recueillir ce qu'il fallait pour construire aussi un bâtiment de prestige, Mathieu essayant de réunir toutes les conditions pour faire sa cathédrale. Pendant ce temps, Cédric, en 3ème place, nous montrait que l'argent peut acheter beaucoup de prestige en réduisant à grande vitesse l'écart qui nous séparait.

Au final, Mathieu fit sa cathédrale à laquelle je répondis par un tisserand. L'ultime faveur royale me permit d'obtenir un petit cube d'or, qui valut juste les 3 points de prestige dont je devançai finalement Mathieu, avec Cédric pas loin derrière, pour le tiercé de tête. Sachant que l'on parle de scores d'environ 70 points, on voit à quel point la marge fut mince. Vivement la prochaine partie!

Je concluerai en revenant sur Puerto Rico: si j'en parle, c'est parce que Caylus y a beaucoup été comparé. Or, Puerto Rico, que j'avais acheté après avoir lu tant de critiques élogieuses, m'avais laissé une impression assez mitigée, avec pour résultat qu'il prend la poussière depuis plus de 2 ans sur mes étagères. A mon avis, Caylus est largement supérieur à Puerto Rico, sur lequel je crains bien que la poussière ne continue de s'accumuler (à moins que je ne me décide enfin à essayer de vendre des choses sur eBay).