Brass

Posté le 26.10.2008

Brass est du gros et lourd, le premier jeu de Martin Wallace que j'ai l'occasion de faire. La boîte annonce deux heures, cela vaut peut-être pour des joueurs expérimentés. En tant que débutants ou presque, nous avons mis 2 heures de demi à faire la moitié du jeu... Une chose est sûre, mieux vaut lire les règles attentivement, il y a quand même pas mal de petites exceptions (une chose dont on a tendance à perdre l'habitude quand on pratique assidûment le jeu à l'allemande, où ces petites bêtes sont rares, ce qui ne doit pas venir de la langue de Goethe qui se pose là en tant que nid d'exceptions quoique quand même moins que le français, mais je m'égare...).

Or donc, dans Brass, nous incarnons des industriels anglais dont le but est d'améliorer leur pouvoir d'achat non pas par le biais des hedge funds et autres subprimes, mais en construisant des usines de production de ce qui comptait à l'époque de la révolution industrielle (ah oui, j'ai oublié de vous dire, ça se passe à cette époque, où les petits enfants dans les usines étaient encore de vrais petits enfants dans les usines (et non pas des petits Chinois)), à savoir (vous suivez?) du coton, de la houille, du fer, des bateaux, etc.

Le jeu se déroule en deux phases (alors que le courant fort en compte trois, lui), qui se différencient par les moyens de transport: la première phase est celles des canaux (mais pas de Venise), la seconde des voies ferrées (heureusement pas de France, sinon ce serait la grève). Certaines usines ne pourront être construites que dans la première phase, alors que certaines autres que pendant la seconde. Qui plus est, certaines usines ne survivront pas au changement de phase, que voulez-vous, c'est le progrès!

Tout cela fait de Brass est un jeu très touffu, que la confusion relative de cet article ne contribuera sans doute pas à rendre plus clair. Il faut construire des bâtiments, mais aussi les améliorer (je simplifie) afin qu'ils ne deviennent pas obsolètes, tout en veillant à construire les voies de communications nécessaires à l'alimentation des constructions. Ces constructions, justement, vont encore devoir accomplir leur destin afin de réellement rapporter quelque chose, à savoir une augmentation des revenus et des points de victoire, dans des proportions variables. Cela fait beaucoup de paramètres à gérer et les joueurs peuvent pas mal se gêner, ce qui donne une compétition assez aiguisée.

Je suis resté un peu perplexe après cette première partie de Brass, mais avec une envie très nette d'y rejouer maintenant que je vois mieux les tenants et les aboutissants du jeu. C'est costaud, mais on entrevoir plein de finesses pour autant que l'on connaisse mieux les règles.

Et si mes propos vous ont paru décousus, c'est la faute à la Chanson du Dimanche, que je viens de découvrir et qui m'a mis d'humeur taquine. Je vous en reparlerai...