Animalia

Posté le 23.05.2007

Animalia est un jeu de cartes commandité par une société d'assurances suisse (Assura, pour ne pas la nommer) à Sébastien Pauchon (auteur d'Yspahan) avec Bruno Cathala et Malcolm Braff comme complices. Il est prévu comme objet marketing pour vendre une nouvelle assurance vétérinaire proposée par Assura et n'est donc pas disponible en magasins, quoique cela devrait changer dans un proche avenir, d'après la rumeur.

Je me demandais ce que valait ce jeu et, fort à propos, quelqu'un l'a amené à ma dernière journée de jeux (merci Laurent). Autant je suis fâché avec l'Assura en ce moment (pour la faire courte, je suis client depuis 10 ans et je me suis fait flanquer aux poursuites comme un malpropre pour un oubli de paiement), autant force est de reconnaître qu'Animalia est un petit jeu très sympathique.

Par bien des aspects, il rappelle Coloretto. Les cartes d'Animalia représentent 5 familles d'animaux (chiens, chevaux, chats, lapins et perroquets), composées de 7 cartes chacunes. Chaque famille s'identifie clairement par une couleur de fond différente. Dans chaque famille, il y a des membres parfaitement banals, d'autres ayant des pouvoirs spéciaux et d'autres encore possédant un bonus (de +1 à +3) ou un malus (-1) (hum, je crois que je suis en train de dire des conneries, là, mais je n'ai pas le jeu sous la main...). Le but est, bien sûr, d'assembler des familles, mais je vous passe les détails, car c'est un peu tordu, quoique très bien (en fait, le jeu se joue en 3 manches et il faut non seulement optimiser sur chaque manche, mais aussi sur l'ensemble des trois).

L'aspect amusant du jeu, et qui rappelle Coloretto (en plus des couleurs), c'est que, lorsque l'on pioche une carte, on peut ne pas la vouloir. On la passe alors à son voisin, qui peut aussi la transmettre et ainsi de suite. Si la carte nous revient, on en pioche une deuxième, puis éventuellement une troisième. Si les trois cartes nous reviennent, on se trouve obligé des les mettre dans son jeu, même si ça ne fait pas de famille. Ce mécanisme de se passer les cartes plutôt que de les poser au milieu donne, à mon goût, une dynamique plus intéressante que celle de Coloretto.

Les pouvoirs spéciaux amènent un petit plus, mais rien de transcendant. Les bonus, eux, sont plus intéressants. A la fin d'une manche, celui qui a accumulé le plus de bonus peut prendre 2 cartes dans la pioche et remplacer 1 ou 2 des animaux de sa collection pour faire des meilleures familles. Le second peut en prendre une. S'il n'utilise pas ces cartes tout de suite, un joueur peut les garder pour les manches suivantes.

Animalia est donc un petit jeu bien sympathique, que je vais m'empresser d'acheter à (presque) moitié prix en tant que membre d'Assura, après quoi je vais me barrer de cette assurance de m... J'y étais parce que c'est la moins chère du marché, mais à l'usure il apparaît quand même que ça vaut la peine de payer un peu plus pour se faire traiter mieux, la mise en poursuite n'étant pas mon seul grief contre eux! Mais je m'égare...