The Night Watch

Posté le 09.08.2010

The Night Watch est une trilogie en quatre volumes, ce qui fera peut-être dresser les oreilles aux amateurs du Guide du Routard Galactique. Outre cette spécificité numérique, rien ne relie les deux séries. D'ailleurs, il s'agit en fait d'un trilogie en trois volumes (surprise), composée de The Night Watch, The Day Watch et The Twilight Watch, plus une séquelle intitulée fort à propos The Last Watch. Ceci dit, la séquelle boucle vraiment l'histoire, donc on ne peut pas dire qu'elle soir hors de la série, mais bon, on ne va pas y passer la nuit.

Il s'agit d'une série de fantastique contemporain se déroulant en Russie, l'auteur, Sergei Lukyanenko, étant justement russe. On pourrait penser qu'il s'agit d'une énième mouture de vampires évoluant dans notre monde, mais c'est heureusement plus original que cela. Or donc, les créatures surnaturelles (magiciens, vampires, loups-garous, etc. - globalement appelés "Autres") existent bel et bien, mais se font relativement discrètes, sous peine d'être chassées par les humains ordinaires. Qui plus est, le bien et le mal sont liés par un pacte imposant un équilibre drastique aux deux forces. Une sorte de police existe des deux côtés (la Night Watch du côté de la lumière et la Day Watch du côté de l'obscurité) qui veille à ce qu'aucun Autre ne viole le traité ancestral.

Le monde fantastique est ainsi un grand jeu, où chaque côté essaie de se favoriser au maximum sans (trop) violer le traité. Les principaux acteurs sont de vieux magiciens (au autre créature supérieure) qui s'opposent l'un à l'autre depuis des siècles. Les chefs respectifs de la Night Watch et de la Day Watch sont de ceux-ci.

Chaque volume suit la même structure: il est découpé en trois histoires, reliées entre elles par une trame de fond commune. Les quatre volumes forment une histoire suivie, même si chaque chaque petite histoire est complète en soi. Dans l'ensemble, cette série est une lecture fort agréable. Pas transcendante, mais sympathique. A l'instar d'un film comme Le bon, la brute et le truand, il est difficile de savoir parfois quel côté est le pire. Ceci dit, à force de vouloir montrer que tout n'est ni blanc, ni noir, les états d'âme du héros sont un peu longuets et répétitifs. De même, les intrigues à tiroir fomentées par les chefs de deux gardes forment une trame de base un peu trop omniprésente, ce qui finit par lasser. Ceci dit, l'histoire ne tourne pas en rond, loin de là, il y a une vraie progression sur les quatre tomes et une fin passablement satisfaisante, aussi bien en termes d'histoire que de connaissance de l'univers. Le dépaysement russe est un plus non négligeable.