Wonderful

Posté le 23.04.2014

Dernier livre de ma récente série d'exploration de la SF francophone, Wonderful, de David Calvo, est un roman difficile à classifier. On pourrait dire qu'il s'agit d'un conte de fées contemporain, une histoire d'apocalypse atypique, où le cataclysme nucléaire est remplacé par une lutte d'entités représentant les planètes du système solaire. On pourrait aussi dire que c'est un hommage fantasque à l'Angleterre et certaines de ses figures, réelles ou imaginaires.

Or donc, l'histoire se déroule à Londres, dans les derniers jours avant la fin du monde. Une grande crevasse est apparue sur la Lune. Selon les scientifiques, cette dernière va bientôt exploser, arrosant la terre de débris et provoquant la destruction de notre monde. La majeure partie de la population s'est enfuie vers les pôles, s'accrochant à un faible espoir de survie. Ceux qui sont restés s'organisent des manières les plus diverses. Certains se sont tournés vers d'anciennes coutumes pour se rassurer, à l'image des Victoriens. D'autres vivent dans l'hédonisme en attendant la fin. Un marathon de danse a été organisé pour mener les fêtards jusqu'au bout de l'univers.

Dans cette ambiance de fin des temps, le Dr Loomis tente de comprendre ce qu'il se passe. Il aimerait tant guérir sa femme, ne serait-ce que pour vivre avec elle les derniers instants du monde. Sa quête l'entraîne dans des parties de Londres qui sont autant de sous-univers bizarres, sur la trace des Planètes, mystérieuses entités issues du Mobile, qui semblent avoir pris la Terre comme terrain d'affrontement, avec sa destruction comme conséquence.

Comme je le disais en préambule, Wonderful est un livre difficile à classifier. Je l'ai trouvé aussi difficile à aimer. Il fourmille de trouvailles amusantes ou surprenantes, sa galerie de personnages est haute en couleurs, mais la sauce n'a pas pris pour moi. La trame est quand même relativement incohérente , les raisons d'agir des Planètes ne sont jamais vraiment explicitées. Le rideau tombe, notre monde disparaît, la perplexité du lecteur reste.