The Rift

Posté le 03.08.2007

Walter Jon Williams a été l'un des grands écrivains de la mouvance cyberpunk, avec des livres comme Hardwired, Voice of the Whirlwind ou encore Angel Station. Il a fait aussi de la science-fiction plus traditionnelle, avec des livres comme Aristoi et Ambassador of Progress, sans oublier la magnifique série humoristique des aventures de Drake Maijstral (The Crown Jewels, House of Shard et Rock of Ages). Et quelques autres encore. J'ai donc abordé The Rift avec confiance, même si j'étais un peu dubitatif quant au thème. En effet, il ne s'agit pas ici de science-fiction mais de fiction, en l'occurrence un scénario catastrophe décrivant un tremblement de terre majeur survenant dans la plaine du Mississipi.

Les prémices sont intéressantes, surtout que les risques sont peu connus dans cette région. Quand on évoque des tremblements de terre majeurs, on pense facilement à la Californie ou au Japon, mais pas au centre des Etats-Unis. Or, cette région a déjà connu des épisodes catastrophiques de par le passé et n'est donc pas à l'abri d'une récidive. D'après ce qui est expliqué dans le livre, la configuration des plaques tectoniques sous la plaine du Mississipi est telle que les tremblements de terre sont plus rares, mais forcément plus violents qu'ailleurs.

Le potentiel de catastrophe est d'autant plus élevé que la majorité de la plaine du Mississipi se trouve en dessous du niveau du fleuve, à l'instar des Pays-Bas et de l'océan. Le Mississipi est guidé par un réseau de digues et d'écluses sur la majeure partie de son cours, des ouvrages imposants entretenus en partie par le corps des ingénieurs de l'armée américaine. Or, toutes ces constructions partent du principe que le terrain est stable. En cas de tremblement de terre, cette stabilité est évidemment compromise et les digues pourraient lâcher, agravant la situation avec des inondations catclysmiques.

Sur ces prémices donc très intéressantes, Williams bâti malheureusement une histoire peu prenante. Bien que les événements soient catastrophiques, les péripéties des survivants sont assez convenues (mais pouvaient-elles vraiment ne pas l'être?). Qui plus est, le livre suit de nombreux personnages, avec les risques inhérents à ce genre de récits: certaines trames sont plus intéressantes à lire que les autres, ce qui crée ennui et impatience.

Bref, j'ai bien aimé les parties "techniques", mais l'ensemble est ennuyeux. Quand j'ai vu que je ne crochais toujours pas à la page 450 (sur 900!), j'ai laissé tomber.