The Minority Council

Posté le 18.07.2013

(N'est pas mort ce qui à jamais dort... enfin, bref, ce blog n'est pas mort et moi non plus. Juste une question de priorités. J'ai fait plus de TYPO3 récemment, sans compter une période relativement agitée de manière générale. Donc, voilà une petite critique de bouquin en attendant la suite, j'ai un certain backlog).

Voilà le quatrième volet des aventures de Matthew Swift, la série de Kate Griffin mettant en scène une Londres contemporaine, mais où la magie est bien présente. Dans cet opus, le Midnight Mayor va devoir faire face au trafic de drogue. Magique. En effet, sous la houlette de la Fairy Godmother (qui est un homme), une drogue appelée fairy dust est en train de se répandre dans Londres. Elle est redoutable non seulement car elle augmente les capacités magiques de ses consommateurs, mais elle finit également par les tuer, les transformant eux-mêmes en fairy dust. Ce dernier point n'est pas vraiment un avantage quand on essaye de mener un business lucratif de dealer. Les drogués avancés sont donc systématiquement enlevés et gardés dans des endroits secrets pour mourir.

Un business qui ronronnait jusqu'à ce que Swift décide de s'en mêler, à partir d'une rencontre tout à fait fortuite (si tant est que cela existe quand on parle de magie) avec une droguée. A cela va se rajouter quelques problèmes avec les Aldermen, la garde prétorienne du Midnight Mayor. Swift savait déjà qu'il n'était pas très populaire auprès de ceux qui sont censés être ses proches collaborateurs. Il va découvrir qu'ils lui ont carrément fait un gros bébé dans le dos, le Minority Council qui donne son nom au bouquin.

J'ai retrouvé cette série avec un réel plaisir. Pas de grande innovation, le style et les péripéties sont attendus, mais le livre fourmille de petites idées très malignes et comiques (par exemple, les bloodhounds magiques, déroutés par le garam masala), avec toujours une très bonne intégration de l'aspect fantastique dans le tissu et les coutumes urbaines. Je me suis replongé dans cet univers comme on retrouve un vieil ami avec qui on reprend les discussions laissées en suspens à la dernière rencontre.

Apparemment, la série a engendré un spin-off, appelé Magicals Anonymous, dont existe déjà 2 tomes. Je me plongerai sûrement dedans à l'occasion, surtout que les critiques ont l'air bonnes.