The Midnight Mayor

Posté le 25.05.2012

The Midnight Mayor, de Kate Griffin, est la suite de A Madness of Angels. On retrouve donc le héros, Matthew Swift et ses anges électriques bleus, et surtout l'univers magique urbain de la Londres contemporaine.

L'histoire commence alors que Swift vient de s'en prendre plein la tronche pour pas un rond. Un phénomène dont il est assez coutumier, si ce n'est qu'il y a un bonus ce coup-ci: il vient de venir le Midnight Mayor de Londres, son prédécesseur lui ayant transmis sa charge avec son dernier souffle.

Le premier problème qui en découle pour Swift est d'ordre existentiel: il ne croit pas à l'existence du Midnight Mayor, or, désormais, c'est lui. Le second problème est aussi basique qu'inquiétant: le Midnight Mayor est censé protéger Londres contre les menaces magiques, notamment celle qui vient de flinguer son prédécesseur. Pour couronner le tout, Swift hérite des Aldermen, hommes de main du Midnight Mayor, qui le détestent au point de voter sur l'idée de flinguer Swift et de passer directement au maire suivant.

Afin qu'il puisse y avoir une suite, je ne pense pas gâcher le suspense en vous disant que Swift va réussir à sauver Londres, non sans difficultés. Je suis un peu moins enthousiaste quant à ce second tome. L'effet de nouveauté n'est plus là et les descriptions minutieuses de la Londres urbaine et trash sont un peu fastidieuses à la longue. De plus, toutes les grandes confrontations laissent Swift au bord de la mort, sauvé in extremis par une force qui fleure parfois le deus ex machina. Il y a généralement une logique, ce qui sauve la narration, mais ça pouse quand même un peu le bouchon. Evidemment, c'est un problème dès que l'on introduit de la magie dans un récit: que peut-on faire avec, quelles sont les limites? Quand tout est ouvert, la tentation est grande pour un auteur de retomber sur ses pattes via un quelconque sortilège inédit ou une apparition d'une entité supérieure.

J'ai bien aimé The Midnight Mayor, et je vais enchaîner sur le troisième tome (The Neon Court), mais je suis un poil refroidi par ces faiblesses narratives.