The Dervish House

Posté le 17.03.2016

The Dervish House, de Ian McDonald, à l'instar de River of Gods ou Brasyl, part d'un lieu bien réel et explore des thèmes futuristes, plus ou moins lointains. Dans ce cas, McDonald nous emmène à Istanbul, dans un futur très proche (2027) où se posent des questions par rapport aux nanotechnologies et leur usage. On y parle aussi de menace terroriste islamique, c'est dire si ce livre est d'une actualité brûlante (c'est le cas de le dire).

Avant tout, c'est une histoire de personnes et de destins qui se croisent. Il y a Leyla, venue de la province faire ses études de marketing et qui cherche un premier job, Necdet, paumé repris par son frère qui tient un chapitre local de loi coranique, Ayşe et Adnan, couple flamboyant, elle antiquaire, lui trader, Can, l'enfant isolé du bruit à cause de son syndrome du QT long, ou encore M. Ferentinou, un des derniers Grecs d'Istanbul.

Tous ces personnages ont pour particularité d'habiter dans le même bâtiment, un vieux temple derviche, qui donne son nom à l'ouvrage. Leurs vies n'ont presque pas d'autres liens que cela. Pourtant, leurs trames respectives finissent pas converger dans une série d'événements de plus en plus dramatiques.

Avant cela, McDonald nous fait découvrir Istanbul sous ses aspects les plus variés, ses différents quartiers, son histoire, sa culture ancienne comme récente. The Dervish House est clairement écrit par un amoureux de la métropole turque. On ressent, au long des descriptions, le plaisir de l'auteur à parler de cet endroit, à le partager avec ses lecteurs. Beaucoup de descriptions, des noms de rue balancés dans tous les sens, cela ne plaira sans doute pas à tout le monde. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la découverte, accompagnée par l'excellent style de Ian McDonald.

De plus, après la relative déception de Brasyl, The Dervish House propose une histoire qui tient la route. Les protagonistes ne sont pas là par hasard, chacun a sa place dans l'histoire. Pour chipoter un peu, je pourrais dire que la montée en puissance aurait pu être plus également répartie, car il est vrai qu'il ne se passe pas grand-chose de marquant pendant une bonne partie du bouquin. Du coup, si l'on n'apprécie pas la balade à travers Istanbul, on peut décrocher. En ce qui me concerne, ce n'était que du bon.