The Age of the Pussyfoot

Posté le 03.11.2006

Voilà encore un livre qui traînait depuis des années dans ma bibliothèque, fruit du sauvetage d'une collection de SF d'une ancienne collègue de ma mère, dont je n'ai pas encore exploré tous les livres. Ca doit remonter à eniron 20 ans...

Bref, The Age of the Pussyfoot nous entraîne 500 ans dans notre futur, quand la médecine a suffisamment progressé pour que l'on puisse réanimer des gens qui se sont fait congelés (à leur mort ou en prévision de) et pour les guérir de la vaste majorité de leurs maux (en fait, on ne ressuscite que ceux que l'on peut guérir, mais c'est la majorité). Voici donc Charles Forrester, pompier volontaire, mort dans un incendie en 1969, un des premiers congelés, grâce à un contrat d'assurance avant-gardiste signé par sa compagnie de sapeur. Il se réveille en parfait état (il avait été gravement brûlé) 500 ans plus tard, avec 250'000 dollars en poche, dans une société où tout le monde semble faire ce qui lui plaît. Pas le genre à se prendre la tête, Forrester mène quelques jours d'une existence parfaitement hédoniste, persuadé d'être à la tête d'une véritable fortune.

Il devra vite déchanter. Ses habitudes, datant de 500 ans, lui coûtent cher. Certes, on fait encore du jus d'orange frais pressé en 2500, mais à quel prix! Et le cigarettes sont aussi des antiquités fabriquées à la demande. Qui plus est, sous prétexte que l'on peut être ressuscité sans problème, certains s'amusent à tuer les gens, en prenant à leur charge leurs frais médicaux. Mais comme Forrester est un bleu, celui qui l'a pris en chasse essaye de ne pas en payer le prix. Et Forrester n'a pas de quoi se permettre une deuxième résurrection.

De déboires en malheurs, il va finir par essayer de se mettre au parfum de cette société si différente de celle qu'il a quittée, sous peine d'y laisser définitivement sa peau. Il lui faudra alors reconnaître que, même si cette société ne lui plaît pas, c'est celle où il vit désormais et qu'il va falloir faire avec.

Ce roman s'inscrit dans la mouvance de la science-fiction sociologique: le livre part d'un certain nombre de développements scientifiques et sociologiques et tente d'imaginer quelle société peut en découler, le tout étant censé susciter la réflexion. Si The Age of the Pussyfoot est une lecture plaisante, voire parfois carrément marrante, l'exercice n'est pas tout à fait réussi et d'autres livres sont beaucoup plus susceptibles de faire réfléchir. Peut-être est-ce parce qu'il date un peu (il a été écrit en 1969), même si la technologie est abordée de manière suffisamment abstraite pour ne pas paraître trop obsolète. Une lecture sympa, mais rien de renversant.