Singulier pluriel

Posté le 26.10.2012

Retour à la SF locale, avec ce recueil de nouvelles de Lucas Moreno, qui écume les villes romandes. C'est peut-être banal à dire, mais, comme dans tout ouvrage de ce genre, il y a du bon et du moins bon. En fait, ça commence plutôt mal, en ce qui me concerne, ce qui m'a presque fait poser le bouquin. Les premières nouvelles sont des variations sur le thème de la vampirisation, que je n'ai pas trouvées très originales.

Les nouvelles semblent être regroupées par thématique, bien que cela ne ressorte pas explicitement dans l'organisation du livre. En effet, après les vampires, on passe à la folie (avec notamment "Dellamorte Dellamore", variation bien faite sur le thème du déni de la mort), puis au thème du démiurge.

Le thème de la folie se mélange à celui du voyage dans le temps, avec notamment une jolie utilisation des paradoxes temporels dans "L'Autre Moi". Le thème du démiurge donne les deux nouvelles que j'ai préférées. "Demain les eidolies" est une étrange histoire d'une personne qui semble être un artiste faisant apparaître des images, mais qui est bien plus proche d'un créateur d'univers. Création d'univers aussi dans "PV", une jolie nouvelle qui joue sur l'image du jardin d'Eden.

Dans l'ensemble, une lecture agréable, avec de bonnes trouvailles, mais pas entièrement convaincante. C'est sûr que passer après Damasio, c'est difficile.