Les Ciels de Pern

Posté le 14.10.2006

On n'en finit pas d'apprendre des choses, en particulier dans les subtilités de la langue française. Ainsi donc, le titre de ce livre m'a permis d'apprendre que l'on pouvait dire "ciels", alors que j'avais toujours sagement appris que le pluriel de "ciel" était "cieux". Mais là n'est pas le sujet du jour...

Comme je l'avais dit dans l'épisode précédent, il valait mieux que je me mette tout de suite à lire la suite de la saga de Pern sous peine d'être définitivement découragé. C'est donc chose faite, et ce n'était pas si mal que ça en fin de compte, même si j'ai quand même bien failli laisser tomber au début, chose plus que rare.

Les premières 150 pages, environ, sont en effet bien pénibles. Ce livre se passe à la suite de la série principale. On se situe donc au moment où les Chevaliers-Dragons ont réussi à faire dévier l'astéroïde: les Chutes de Fils vont s'arrêter à jamais, le Monde de Pern est donc en plein bouleversement. Or, il se passe bien peu de choses au début du livre, surtout des interactions entre Chevaliers-Dragons, qui confirment mon sentiment: Ann McCaffrey est complètement entichée de ses créations, au point de les mettre en scène à loisir, dans les situations les plus insignifiantes, juste pour le plaisir de les faire bavarder, comme un enfant se fait des saynètes avec ses poupées ou autres.

J'étais sur le point de tout envoyer aux fraises, quand, miraculeusement, il s'est enfin passé quelque chose: un astéroïde allait s'écraser sur Pern. Voilà donc les Chevaliers-Dragons embarqués dans un remake d'Armageddon, mais ça marche. Ann McAcffrey excelle quand elle décrit des situations de crises, avec plein de grands sentiments héroïques. Ca rattrape le début du livre et ça permet de finir en roue libre sans retrouver l'ennui initial.

Ceci dit, j'hésiterai quand même beaucoup à acheter les prochains tomes de Pern...