Le fils de l'homme

Posté le 13.09.2016

Le fils de l'homme est un étonnant roman de Robert Silverberg. Etonnant, car il s'inscrit dans le mouvement de la SF psychédélique des années 1960, style dans lequel je n'attendais pas Silverberg. C'est un genre avec lequel j'ai vraiment de la peine, probablement car ma consommation de psychotropes est insuffisante. Ca m'a rappelé la peine que j'avais eu, à l'époque, à lire les chroniques de Jerry Cornelius, de Moorcock. Heureusement, là, c'est beaucoup plus court, ce qui m'a permis de m'accrocher pour voir si ça allait quelque part.

Or donc, l'histoire est celle de Clay (un nom au hasard, sans doute...), humain du XXe siècle, qui se retrouve projeté des millions d'années dans le futur, sur une Terre qui ne ressemble à rien de ce qu'il connaît, peuplée par plusieurs races descendantes de l'homme, bien qu'elles n'aient pourtant presque rien en commun avec Homo sapiens.

Parmi ces races, se trouvent les Planeurs, dont un petit groupe accueille Clay à son arrivée des couloirs du temps. Ces êtres ont des pouvoirs presque divins comparés à Clay. Ils vont mener ce dernier à travers diverses régions et plusieurs rituels, qui s'assemblent en une sorte de parcours initiatique, menant Clay vers une forme de transcendance.

Le résultat est franchement bizarre. Je peux voir l'intérêt du propos de fond, mais j'ai vraiment eu des problèmes avec la forme, qui ressemble parfois plus à un exercice de style (félicitations au traducteur, d'ailleurs!) qu'à un vrai roman. Après des pages et des pages de trucs les plus absurdes ou d'énumération de synonymes, je me suis lassé. Je suis allé au bout des 250 pages, mais je ne peux pas dire que j'en ressorte plus éclairé. Un livre à réserver aux connaisseurs.