La nostalgie heureuse

Posté le 29.04.2015

Seize ans après son dernier séjour, Amélie Nothomb retourne au Japon. Le prétexte est le tournage d’un documentaire sur ses premières années au pays du Soleil Levant. Il s’agit donc non seulement d’un grand retour, mais aussi, et surtout, d’un pèlerinage sur les lieux de son enfance.

Le périple commence par Shukugawa, le village dans lequel Nothomb a passé les premières années de sa vie. Presque tout a changé, sauf l’école primaire, qui semble immuable. C’est l’occasion de retrouvailles émouvantes entre Amélie et sa nounou, toujours vivante. S’ensuivent des visites dans divers endroits, pour terminer à Tokyo, où elle retrouve son ancien fiancé (leur relation est narrée dans Ni d’Eve, ni d’Adam).

J’ai toujours été très fan des livres autobiographiques d’Amélie Nothomb. Je le suis moins ce coup-ci. Je n’y ai pas retrouvé la fulgurance de style qui caractérise cette auteure et qui m’avait tant conquise dans Ni d’Eve, ni d’Adam. Le propos m’a semblé un peu plus banal, peut-être à cause de cette nostalgie qui imprègne l’ouvrage, justement. A moins que ce ne soit un trop plein d'introspection. Ce fut quand même une lecture agréable, d’autant plus qu’elle est courte, avec quelques très beaux passages.

Les fans apprécieront sans doute. Pour les autres, ce n’est pas le meilleur livre pour aborder l’oeuvre autobiographique de Nothomb à mon avis.