Jonathan Livingston Seagull

Posté le 24.01.2008

Voilà un bon moment que j'ai lu ce livre et que je me dois de le chroniquer ici, mais je bute constamment sur comment le décrire. Au final, je crois que le plus simple est de dire qu'il s'agit d'un conte philosophique. On y parle de l'importance de suivre son instinct, d'essayer de s'améliorer et de dépasser ses limites, pas dans un but de performance, mais d'une meilleure connaissance de soi-même, de recherche de plénitude. Et cette poursuite n'est pas égocentrique, puisque celui qui a réalisé son potentiel peut ensuite aider les autres à trouver le leur.

Dans ce livre, cela se traduit par la quête de Jonathan, un goéland, qui cherche à voler de mieux en mieux. Il envie les autres oiseaux, qui ne se contentent pas de papillonner autour des chalutiers pour ramasser les déchets de poisson. Petit à petit, il va améliorer ses capacités de vol, mais cela lui coûtera son appartenance au groupe: considéré comme un dangereux excentrique, il va finir par être rejeté par sa volée. Il rencontre alors un autre goéland qui va l'aider à progresser, jusqu'à ce que lui-même retourne vers sa volée pour aider d'autres marginaux.

Le fond n'est pas forcément très original et a été usé par d'innombrables livres sur le développement personnel. Mais la forme, elle, est extrêmement plaisante. C'est un roman très court, vite lu, écrit avec beaucoup de sensibilité. On s'attache aux "personnages" et on ne regarde plus les goélands du même oeil.