Harry Potter and the Deathly Hallows

Posté le 29.08.2007

Après avoir servi de mesure d'échelle pour le Sandcrawler LEGO, le dernière tome de la saga de Harry Potter m'a enfin servi aussi de lecture :-). Je l'ai lu rapidement, il y a environ un mois, puis ai câlé pour en faire une critique. Comme bien d'autres, je me trouve devant le dilemme d'en faire une critique détaillée et de parler des éléments les plus enthousiasmants ou les plus frustrants, ou de me retenir pour ne pas révéler trop de choses à ceux qui ne l'ont pas encore lu... J'ai pris la deuxième option, donc vous ne risquez pas grand-chose en lisant ces lignes. De toute façon, je n'avais pas envie d'en faire tout un fromage.

Globalement, disons que je ne suis pas très heureux de ce septième tome. Peut-être que je commence à me lasser des histoires de Harry Potter. Il me semble aussi que la qualité baisse et que je n'ai jamais retrouvé, à partir du cinquième tome, le plaisir et le suspens des quatre premiers. En fait, j'en suis arrivé à la conclusion que Joanne Rowling n'était pas une grande écrivaine et c'est là que ça pèche.

L'histoire générale de ce septième tome avance par à-coups. Les trois éternels héros (Harry, Ron et Hermione) ne savent absolument pas quoi faire avec les indices que leur a laissé Dumbledore) et passent leur temps à battre la campagne sans but. Leurs atermoiements sont insupportables. Quand enfin l'histoire avance, c'est à la suite d'une intervention d'un deus ex machina. En termes narratifs, c'est parfaitement frustrant. De plus, le style de Rowling manque de souffle épique, ce qui fait que la bataille finale manque réellement d'allant.

Reste la conclusion. Pour moi, elle a été décevante. En fait, la situation était trop bien connue pour être satisfaisante, sauf trait de génie. En effet, il était évident que Voldemort n'allait pas l'emporter. Restait à savoir si Harry allait en mourir ou pas. Quelle que soit l'option choisie, on ne pouvait être que déçu, soit en se disant: "Je le savais bien, qu'il allait mourir.", soit en se disant: "Je le savais bien, qu'elle n'aurait pas le courage de le faire mourir." Pour sortir de l'impasse créée par ces deux issues qui semblent inévitables, il aurait fallu un grand auteur, capable de nous surprendre en proposant une autre résolution. Ce n'est pas le cas de Rowling et le final tombe donc à plat. Le livre s'enfonce encore avec un épilogue tout à fait superflu.

S'il me restait le moindre brin de Pottermania, m'en voilà définitivement guéri. Je m'en vais me remettre à des lectures, espérons-le, autrement plus exaltante (pour tout vous dire, je suis en train de lire Excession, de Iain Banks, donc je suis largement servi au niveau de l'exaltation)...