Elantris

Posté le 18.09.2012

Elantris était la ville dont provenait toute la magie. Ses habitants, à la peau argentée et aux cheveux dorés, étaient comme des dieux, créant la nourriture et guérissant tous les malades, entre autres prodiges. Du jour au lendemain, tout s'est arrêté. La magie s'est tarie, les habitants d'Elantris ont dégénéré. Les vautours qui gravitaient alentours se préparent au festin. C'était sans compter sur un prince au grand coeur et une princesse décidée qui vont sauver la ville magique et, partant, le monde.

Dis comme ça, ça l'air un peu couillon. Je pourrais le dire autrement, mais ça resterait assez couillon. Je n'ai pas aimé Elantris. J'ai trouvé l'histoire sans intérêt, les personnages presque des clichés à force d'essayer de ne pas en être et le style relativement faible. J'ai eu l'impression de m'être farci une opérette se déroulant dans des décors en carton pâte avec des acteurs qui surjouent en permanence. C'est peut-être aussi parce que c'est du médiéval-fantastique. Je me suis aperçu que cela faisait très longtemps que je n'en avais plus lu, en tout cas dans la veine classique (j'exclus donc des livres tels que les aventures de Locke Lamora ou les fantaisies de Terry Pratchett). Ce n'est peut-être plus ma tasse de thé. Ou alors il me faut plus d'originalité.

Je m'étais lancé dans cette lecture après avoir lu plusieurs avis enthousiastes, me voilà refroidi. Adieu Brandon Sanderson! Je vais me faire un petit China Miéville pour me consoler, tiens.