Kimaloé

Posté le 30.04.2009

Après Animalia et Jamaica, Kimaloé est un autre jeu de commande réalisé par l'équipe de GameWorks (Sébastien Pauchon et Malcolm Braff), renforcée cette fois-ci par Dominique Ehrard (quel beau linge!). En l'occurrence, ce jeu a été commandité par Terre des Hommes. Il se veut un outil pédagogique pour faire connaître les droits de l'enfant. J'ai un peu tendance à me méfier des jeux pédagogiques, qui pêchent souvent par leur système. En l'occurrence, au vu de l'équipe de création, j'étais plutôt rassuré.

Les droits fondamentaux de l'enfant sont au nombre de neuf. Dans le jeu, à tout moment, apparaissent 5 enfants, avec des besoins divers du point de vue des droits fondamentaux (entre 3 et 5). A son tour, un joueur déplace son petit camion d'un continent à l'autre pour amener de l'aide à ces enfants. En fonction des cartes dont il dispose, il satisfait zéro, un ou plusieurs droits de cet enfant. Lorsque tous les droits d'un enfant sont satisfaits, tous les joueurs qui ont aidé cet enfant marquent des points. La particularité est que le score est comptabilisé avec deux pions, un petit (représentant un enfant) et un grand (représentant un adulte). Selon que l'on a été majoritaire ou pas pour aider un enfant, on marque les points avec le grand ou le petit pion, respectivement. Mais ces deux pions doivent respecter une règle de solidarité: à aucun moment, l'écart entre les deux pions d'un même joueur ne peut pas être de plus de 3 points. Si cette règle n'est pas respectée, tous les points ne peuvent pas être marqué. Il faut donc faire attention et anticiper.

A cela, se rajoutent d'autres finesses, comme les pouvoirs spéciaux de chaque continent et les cartes "Kimaloé", qui donnent divers avantages. Kimaloé est un jeu très bien pensé, avec des originalités de règles tout à fait rafraîchissantes. C'est un jeu plutôt orienté vers les enfants et ce n'est donc pas de la grosse gestion, mais c'est très plaisant quand même. Le problème que j'ai rencontré, c'est le thème: tous ces enfants dans le besoin évoquent, forcément, des situations bien réelles. Pour les enfants, cela ne cause pas de problème, mais, en tant qu'adulte, la lecture des problèmes de l'enfant me fout le cafard à chaque fois. Du coup, ça me refroidit et je me vois mal sortir Kimaloé en disant, "Regardez, c'est un jeu super-chouette!"