Concordia

Posté le 23.11.2016

Concordia est un jeu de gestion de Mac Gerdts. Nous voilà dans l'Empire romain, à bâtir des comptoirs dans différentes villes réparties dans les diverses provinces de l'Empire. Les villes produisent des matières différentes, plus ou moins précieuses. Tous ces aspects là vont compter à la fin du jeu: nombre de comptoirs, variété des matières produites ou des provinces dans lesquelles chacun est implanté. Comptent encore l'argent accumulé, les colons activés et quelques autres bonus liés aux matières.

Point de roue d'action dans ce jeu de Gerdts (contrairement à Navegador, par exemple), mais des cartes d'action. Chaque joueur commence avec le même lot, qui va s'étendre et se diversifier au fur et à mesure que l'on achète de nouvelles cartes. Un mécanisme désormais classique de deck building. Petit particularité de Concordia, les cartes d'action influencent les points gagnés sur chacun des critères susmentionnés. Autrement dit, il y a intérêt à se spécialiser pour optimiser ses gains. Le choix des cartes que l'on achète est donc piloté par deux facteurs: les actions de la carte en elle-même et les calculs de points de victoire.

Concordia est un bon jeu, qui tourne très bien. Les règles sont relativement faciles et vite expliquées. Les tours de jeu sont rapides et s'enchaînent vite, même si la durée indiquée ne correspond pas à une partie à cinq joueurs (deux heures et demie, plutôt qu'une et demie). Je regrette le manque d'interaction entre les joueurs. Chacun peut vraiment se développer en parallèle, sans se soucier des autres. Une mécanique simple comme une limite au nombre de comptoirs par ville aurait amené une petite tension bienvenue, à mon avis. J'ai bien aimé Concordia, mais, pour des sensations de jeu relativement semblables, je lui préfère Lewis & Clark.