Nash

Posté le 10.10.2007

Nash est une série née dans la grande mouvance cyberpunk des années 90. Tous les éditeurs de bandes dessinées se sont précipités sur ce nouveau genre. J'avoue avoir fait de même à l'époque, achetant presque tout ce qui sortait sur ce thème. Avec le temps, est venu un écrémage de plus en plus sévère, auquel n'ont survécu que quelques séries. Nash est l'une d'entre elles. Qui plus est, elle vient enfin de s'achever après 10 tomes. Je commençais à trouver la série trop longue, mais, après avoir relu presque d'une traite l'intégralité, je dois dire qu'il n'y a pas grand-chose à jeter, à part une ou deux péripéties secondaires, comme le tome 4, par exemple.

En résumé très succinct, Nash raconte l'histoire d'un ancien soldat d'élite devenu détective privé, qui court après sa fille qui n'arrête pas de se faire enlever car elle est beaucoup plus qu'une simple petite fille. Après un moment, il l'a retrouve, mais continue à fuir avec elle, car il y a de gros intérêts et de gros secrets liés à sa fille, et beaucoup de gens leur en veulent. Bref, c'est du cyberpunk classique, avec conspirations et corporations à la clé. C'est aussi un récit en poupée russe, où chaque révélation ne fait que préparer le terrain de la suivante, encore plus extraordinaire. Heureusement, cette surenchère est bien maîtrisée et n'induit pas de lassitude du genre "Que vont-ils donc inventer la prochaine fois?".

C'est donc une série très agréable à lire, avec pas mal de suspens et une fin tout à fait satisfaisante. Je trouve juste le personnage central, Nash, franchement fatigant à la longue. En effet, on se lasse assez rapidement du modèle "Je gueule (ou je flingue) et je discute après". Je me demande s'il y a une seule fois où le personnage est dessiné avec une autre expression que de la colère sur son visage... :-)

Pour l'anecdote, le scénariste de cette BD est Jean-Pierre Pécau, que les vieux amateurs de jeux de rôle ou de wargames devraient connaître.