Les cahiers japonais

Posté le 27.06.2016

Contrairement aux Cahiers russes, Les cahiers japonais d'Igort correspondaient beaucoup plus à ce que j'imaginais, des carnets de voyage d'un auteur de bande dessinée. Et bien plus, pour mon plus grand plaisir. Car Igort est aussi féru de culture japonaise et, partage, au milieu des anecdotes de la vie de tous les jours, ses connaissances de nipponophile averti. Il y en a pour tous les goûts, Igort évoquant aussi bien les estampes japonaises (et pas que les plus connues), les films de samouraïs de série B, les geishas, la mode de l'iki ou encore les derniers tenants désespérés du Bushido à l'Ere Meiji.

Mais Igort n'a pas été qu'un simple voyageur. Il a effectué plusieurs séjours de travail, produisant des mangas pour Kodansha, le plus gros éditeur japonais. Il parle donc de son travail, de la pression énorme que ce dernier représentait, ses rencontres avec les mangakas les plus prestigieux et sa recherche des plus obscurs.

Vous l'aurez compris, Les cahiers japonais est un vrai recueil de notes, foisonnant et varié, sans chronologie particulière, offrant des styles de dessin variés, souvent marqués par l'estampe japonaise, alternant avec des reproductions d'oeuvres d'époques diverses.

En tant que fan du Japon, j'ai été comblé par cet ouvrage. J'y ai retrouvé des lieux et des sensations, mais aussi appris plein de choses. Il devrait plaire à tous ceux qui aiment se plonger dans une autre culture. Quant aux amoureux du Japon, qu'ils foncent la tête la première!