La fin du monde, de Wazem et Tirabosco

Posté le 11.03.2011

La fin du monde se classe dans la même famille que Sous-sols, du même tandem. Ici aussi, on a une histoire plus ou moins apocalyptique, mais à échelle humaine plutôt que biblique. C'est aussi du contemporain fantastique à tendance sombre. Pas d'accélérateur de particules, par contre, mais une histoire personnelle, une vieille souffrance de famille, étonamment synchrone avec un déluge qui menace d'engloutir le monde. L'héroïne va percer l'abscès familial, avec l'aide d'un genre de sorcière et un chat décidément pas du Cheshire. Le déluge s'arrête et les silures retournent dans les rivières.

Donc, oui, c'est un conte étrange et obscur, mais c'est beau, illustré de manière très convaincante par les dessins en bichromie de Tirabosco. J'aime beaucoup.