Kwaïdan, de Jung

Posté le 04.11.2009

Kwaïdan est une trilogie qui se situe dans le Japon médiéval, avec un côté fantastique bien présent. Je n'ai pas creusé à quel point cette série était correcte du point de vue historique. Elle raconte l'histoire de deux soeurs qui aimaient le même homme. Hélas, l'homme, en retour, n'en aimait qu'une (celle qui était jolie, au hasard). Pour se venger et empêcher cet amour, la soeur délaissée défigura sa soeur avec de l'acide. Cette dernière, désespérée d'avoir perdu sa beauté, qui était tout pour elle, se suicida en se noyant dans le lac voisin. Voyant cela, son amant se fit seppuku. C'est presque comme une pièce de Shakespeare, sauf qu'ici, tout le mond meurt au début au lieu de mourir à la fin.

En fait, tout le monde ne meurt pas. Grâce au suicide la belle, l'eau du lac devient enchantée et donne l'immortalité (ou presque), ce dont profite la méchante soeur. Quant à la gentille, non contente de jouer à la dame du lac, elle parvient à s'incarner dans un enfant qui naît, enfant destiné à venger la défunte, surtout que cette dernière a oublié de lui filer un visage. Je vous la fais courte, hein.

Ces drames par paquets de douze mènent finalement à une fin heureuse où les méchants meurent et les gentils s'aiment, même morts. La morale est sauve et le lecteur peut rendre sans regret les trois volumes de cette BD à la bibliothèque.