Gipsy, de Smolderen et Marini

Posté le 17.10.2010

Mes habitudes bédéesques ont bien changé ces derniers temps. Non seulement, j'emprunte plus à la bibliothèque que je n'achète de nouveaux tomes, mais je me suis également mis à écrémer fortement ma collection. En adoptant un point de vue un tant soit peu critique, je n'ai pu que m'avouer que je n'avais jamais relu la vaste majorité des BD qui prenaient la poussière sur mes étagères. Fort de ce constat, j'ai décidé de me débarrasser de la plupart d'entre elles au profit, justement, des bibliothèques municipales. Il y a quelques mois, deux gros cartons sont ainsi déjà partis et deux autres vont bientôt suivre.

Il y a des BD que je débarrasse sans même les relire, d'autres, par contre, que je profite de relire, soit une dernière fois, soit pour décider si, en fin de compte, je les garde quand même. La série, Gipsy, que je n'avais pas relue depuis fort longtemps, appartient à cette dernière catégorie: elle va rester sur mes étagères.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Gipsy est une série qui se passe dans un futur proche, dans lequel les avions ont été interdits pour cause de pollution atmosphérique. Du coup, le transport routier est devenu prépondérant. Le héros est un gitan camionneur, qui espère faire fortune avec ce métier, mais se contente essentiellement de survivre, petit indépendant face à une grosse, méchante corporation.

Gispy est une série qui ne se prend pas au sérieux du tout. Les aventures sont rocambolesques à souhait. Le Gipsy lui-même, le héros, est une grande gueule ultime, dont les jurons fleuris font à seul la plupart du sel de cette BD. A lire et relire pour se fendre la poire. La série baisse un peu au fil des tomes, mais elle reste globalement sympa.