Finkel, de Gine et Convard

Posté le 25.04.2011

Point de bibliothèque municipale ce coup-ci, mais une série qui était sur mes étagères depuis longtemps et que je viens de relire, avec le verdict qu'elle restera sur mes étagères, d'ailleurs!

Finkel est une très bonne bande dessinée, avec un univers riche, des personnages intéressants et une intrigue à tiroirs palpitante. Le seul vrai reproche que l'on peut lui faire est d'être inachevée. Sept tomes sont parus, le dernier en 2005. Depuis, plus de nouvelles. C'est d'autant plus frustrant que l'histoire est bonne et que l'on se demande vraiment comment elle va se terminer.

L'univers de Finkel est une planète presque entièrement recouverte pas les eaux, où plusieurs nations cohabitent plus ou moins pacifiquement en érigeant le commerce en sainte valeur. Le monde est d'un niveau genre Renaissance, mais avec de la technologie, qui semble toutefois peu maîtrisée. Il y a aussi un ordre de moines clairement inspiré du bouddhisme, qui parviennent à faire presque de la magie avec leur esprit. Pas vraiment du médiéval-fantastique, donc, mais un drôle de mélange, décidément original. C'est sans doute là le point fort de cette série.

Quant à l'histoire, elle ne semblerait pas dépareillée dans l'Italie de la Renaissance, avec plans tordus et trahisons en cascades, le tout car certains veulent, évidemment, se garder tout le gâteau du commerce. On se lasse parfois des histoires qui comptent trop de rebondissements, ce n'est pas le cas avec Finkel, les auteurs savent nous tenir en haleine.

Le seul point faible de la narration sont les deux héros de l'histoire, le marin Finkel et le moine Bérith, qui ont une tendance jamesbondienne à réussir seuls contre tous qui finit par irriter, mais pas assez pour gâcher tout le plaisir. Finkel, c'est du bon, il ne reste plus qu'à espérer que la série sera quand même terminée un jour.