Dieu qui pue, Dieu qui pète

Posté le 18.06.2014

Je ne pouvais décemment pas passer à côté d'une bande dessinée avec un titre pareil. Dieu qui pue, Dieu qui pète est une mise en case et en bulles de plusieurs contes africains. Le résultat est bien sympathique, avec des hauts et des bas. C'est surtout le décalage culturel qui est plaisant. Il se fait particulièrement sentir dans la morale des histoires, qui est souvent bien différente de celle à laquelle on s'attend avec notre bagage culturel occidental.

Dans l'histoire qui donne son nom au recueil, par exemple, on croit voir venir l'une de deux issues possibles, et voilà que c'en est une troisième, tout à fait inattendue, qui se présente. Pensez donc: un jour, un homme débarque dans un village de la brousse. Il pue, il pète, il rote et il est entouré constamment par un véritable essaim de mouches. Les villageois, craignant d'être mis à l'épreuve par Dieu, l'accueille bon gré, mal gré. Ils espèrent un miracle si leur accueil est à la hauteur et craignent une malédiction s'ils rejettent l'importun. Après plusieurs, leurs nerfs craquent. Alors, malédiction ou miracle?

Parmi mes (autres) favorites, je citerais A peine deux battements de coeur, pour sa fin ironique, et Chaka et les lièvres, pour son épreuve de passage à l'âge adulte parfaitement loufoque.

Si jamais vous croisez le chemin de cette BD, jetez-y un oeil.