L'armure du Jakolass

Posté le 29.01.2013

Après Le Spirou de…, voici Valérian par…, si ce n'est que Christin et Mézières ont pu prendre, eux, cette décision de leur vivant. Et quelle n'a pas été ma surprise en découvrant que le premier à se livrer à cet exercice est Larcenet! Le moins que l'on puisse dire est qu'il s'en tire bien.

L'histoire commence avec deux poivrots dans un bar anonyme quelque part en France. L'un d'entre eux rêve d'aventures spatiales et va être servi: débarquent M. Albert et les Shingouz, pour expliquer au poivrot en question qu'il est, en fait, un agent spatio-temporel du nom de Valérian, dont l'esprit a été téléporté dans un autre corps, amnésie à l'appui. Le décollage en catastrophe dans une épicerie arabe avec un champigon atomique en toile de fond, donne le ton totalement déjanté de cette BD, qui reste délirante de bout en bout.

Bienvenue à bord du "Oualalaradime"! Qui songerait à se méfier d'une épicerie arabe?

Pour barjes qu'elles soient, les aventures du pilier de bar n'en soient pas moins rocambolesques que celle des Valérians d'origine, décalage et gags outrageux à la clé. Larcenet réussit le tour de force de faire à la fois un hommage à la série et un album où le second degré domine, pour la plus grande joie du lecteur, qui peut aller se chercher des zygomatiques de rechange à la mi-temps.

Une grande réussite. Chapeau à Christin et Mézières d'avoir osé.