Antarès

Posté le 24.05.2016

Antarès est le troisième cycle de la série de Léo, commencée avec Aldébaran et Bételgeuse. Pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout, il s'agit d'une impressionnante saga de science-fiction en bande dessinée, dont le thème est la colonisation de planètes extra-solaires par les Terriens et la rencontre avec des formes d'intelligence extraterrestres.

On retrouve ce qui fait le succès de cette série: une intrigue prenante et des bestioles aussi incroyables que féroces. Toutefois, c'est aussi là que le bât blesse. La structure paraît bien répétitive d'une histoire à l'autre: à chaque fois les humains déconnent (souvent par autoritarisme) et la planète se révèle peuplée d'une faune d'une hostilité rare. Les colons morts se ramassent à la pelle.

Dans ce troisième cycle, l'héroïne de la saga, Kim Keller, se retrouve embarquée dans la colonisation de la dernière chance, vers la planète Antarès (donc). Dernière chance, car une colonisation coûte très cher et l'investisseur principal, Forward Enterprises, ne peut se permettre un autre échec, après celui de Bételgeuse. La tentation est donc forte de ne pas vouloir regarder la réalité en face et de coloniser la planète coûte que coûte (et coûte beaucoup, en l'occurrence). Surtout que le frère du CEO est un intégriste religieux, qui rêve de la terre promise. La mission devient vite un exemple vivant de la Loi de Murphy, un peu trop pour moi.

Au final, je ressors mitigé de ce troisième cycle. Tout d'abord, la trame narrative se répète trop à mon goût, et le sens du merveilleux qui infusait les premiers tomes perd de sa superbe à force de déjà vu. Ensuite, ce troisième cycle n'est pas une conclusion, ce à quoi je m'attendais (légitimement, il me semble, seize tomes, ça fait déjà pas mal). En même temps, dans un univers d'une telle ampleur, il y a une certaine logique: les extraterrestres que rencontrent les humains sont eux aussi face à des mystères encore plus grands, et l'on peut imaginer que cela se répète à l'infini. Mais finir la série serait bien quand même, M. Leo. Si je puis me permettre.

Surtout qu'il y a maintenant une série parallèle, Survivants, annoncée en cinq tomes (trois parus) et dont j'espère aussi qu'elle va mener à une vraie conclusion, car ses prémisses sont assez fascinantes.

A suivre, donc. J'aurais bien aimé ne pas écrire cela.